M»» DE CLERSEL, LE DUC, LE COMTE, LE BARON, M. BOLFFL
LE DUC
Votre d^^pôt vous sera remis aujoard'hni ; mais, quoique je ne craigue pas qu il me man(|ue de parole , je veux que vous aviez un litre. (A m. BodS.) Faites à l'instant an billet à monsieur le Comte.
M. BOUFFI
Je vais le faire , monsieur le Duc. (il «emei à écrire.)
Ce n'est pas tout : je veux qu'une action aussi infâme soit connue, et que le public naccordc plus que du môpris à uu misérable qui osait lui en imposer par un laste iusolcut.
M. BOUFFI
Voilà le billet, monsieur le Duc.
LE DUC
Cela est bon. Songez à tenir parole.
M. BOUFFI
Je vais m'en occuper à l'instant.
LE DUC
Un moment. Je veux savoir comment , étant prodigieusement riclie, on peut désirer d'augmenter ses richesses par un pareil moyeu? Répondez.
M. BOUFFI
Monsieur le Duc , les richesses ne suffisent pas toujours pour faire notre bonleur; j'ai dtsiré d être qualidé : madame pouvait sfule remplir mon ambition, étanî votre amie. J'ai voulu l'éblouir par mes richesses; et, en diminuant celles de monsieur le Biroii . le mettre hors d'état de coutinuer à aspirer à sa main : sans cela , croyez que jamais....
LE DUC
Sortez.
LE FRIPON ORGUEILLEUX. l55