SCÈNE PREMIERE
Mn»e ROUGEAU , M. DU HABLE.
M. DU HABLE , avant de paraître.
OÙ est-elle, madame Ptougeau?
]VI°i« ROUGEAU.
Me voilà ; me voilà. Ah? c'est vous , monsieur du Hable?
M. DU HABLE
Oui, c'est moi-même. N'y a-t-il personne ici qui nous entende?
M™" ROUGEAU
Non , non , vous pouvez parler.
M. DU HABLE
Il va vous arriver une voiture , où il y a un abbé et deux dames.
31™e ROUGEAU.
En poste?
Oui , ainsi vous savez bien ce que vous avez à faire.
jjrae ROUGEAU.
Sans doute 5 mais c'est que je crains toujours.
M. DU HABLE
Quoi?
Bl^ne ROUGEAU.
Que si, à la (in, cela tournait mal....
M. DU HABLE
Que voulez-vous dire? quel mal trouvez- vous d'attraper des nigauds? D'ailleurs, vous leur faites bonne chère, et ils ne sonperaient pas si bien , et ne seraient pas si bien couchés à d'autres postes.
l58 LES A OIAGEURS.
aime ROUGEAU.
Cela est vrai.
M. DU HABLE
Ne seront-ils pas trop heureux d'ëlre ici?
M"'e ROL'GEAU.
Sans tloute , mais
M. DU HABLE
N'avons-nous pas toujours rt-ussi? n'y gagnez-vous pas de l'argent?
W"" ROUGEAU
J'en conviens, mais
Quelle idée avez-vous donc aujourd'hui? Tenez, voilà la voiture arrivée ; songez à vous : dans un moment je ferai le reste, (iisoa.)