SCENE III
M'neDE MARÏILLIERE, M-* DE SOLSAY , L'ABBÉ, M™^ ROUGE AU.
l'abbé, d'oneroisfiiitée.
Comment, ventre non pas d'un diable, il n'y a pas de chevaux ici î je ferai casser le maître de poste.
M""" ROUGEAU
Monsieur l'Abbé, il n'v eu a pas j il est mort il y a trois ans , le pauvre homme .'
l'abbé.
Est-ce vous qui êtes la maîtresse delà poste?
M™*" ROUGEAU
Oui , monsieur, à vous obéir.
LABBÉ
A m'obéir? En ce cas-là , donnez-nous des chevaux.
1\I™« ROUGEAU
Mais , monsieur l'Abbé , je n'en ai pas pour le présent.
l'abbé.
Comment, mort non pas d'un diable, vous n'avez pas de chevaux! Pourquoi donc ètes-vous maîtresse de poste? Je m'en plaindrai à M. l'intendant.
M™" ROUGEAU
Et c'est justement lui-même qui les a tous pris.
l'abbé.
Qui?
jjine ROUGEAU.
Monseignenr l'intendantj mais avant une heure il y en aura sûrement de retour.
l'abbé.
Comment, l'intendant?....
iGu LES VOÏAGLUKS.
M"'e noUGF.AU.
Il fait sa tournée, et il a l)ien du monJe. Je vous réponds que les chevaux ne larderont pas.
l'abbf.
Il faudrait envoyer au devant.
M'"" RODGEAU.
De quel côté ces dames vont-elles, monsieur l'Abbé?
l'abbé.
Nous allons à Sedan.
M""» ROUGEAU, faitant l'étonnée.
A Sedan, monsieur l'Abbé!
l'abbé.
Oui, à Sedan.
M"'*: ROUGEAU
jiUlons, puisque vous vouiez partir absolument.
l'ablé.
Assurément.
W^e ROUGEAU.
Je vais envoyer.
l'abbé.
Et vous ferez bien.