SCENE VII
M^^DE MORTILLIÈRE, M-^^ DE SOUS AY, L'ABBÉ, M»e ROUGËAU.
M">e ROUGEAU.
Monsieur l'Abbé , vos chevaux vont être mis dans l'instant.
l'abbé.
Écoutez-nous, madame.
LES VU ï AGE LUS. 1 69
M™e nOUGEAU.
Oh , monsieur, ils sont bons , ils vous mèneront bien.
l'abbé.
Ce n'est pas là ce que je veux dire,
M°i«^ ROUGEAU.
Je vous donnerai deux postillons qui n'ont pas peur.
l'aebé.
Un moment donc.
M™^ ROUGEAU
Ils iront ventre à terre , si on vous attaque.
l'abbé.
Biais nous ne voulons pas partir à présent.
j^jme ROUGEAU.
Tous partirez quand vous voudrez; je vous réponds qu rivée ces deux, bommes-là vous n'avez rien à craindre. l'abbé.
Nous ne craignons pas non plus; mais ces dames veulent coucber ici.
W^*" ROUGEAU
En ce cas, je m'en vais faire leurs lits.
l'abbé.
A la bonne heure; mais avant....
jjrae ROUGEAU.
Vous aurez des draps très-propres , et de bous lits ; cela va être fait dans le moment.
l'abeé.
Attendez donc.
BI™e ROUGEAU.
Je sais tout ce qu'il faut à des dames comme celles-là ; ne vous inquiétez pas , monsieur l'Abbé , vous serez aussi trèsbien couché. Allons, Marianne? Geneviève?
LAEBÉ.
Voulez-vous bien attendre?
U^<^ ROUGEAU
Quoi donc?
IJO LES VOYAGEURS.
LABJiÉ.
Nous voulons souper, avant tout.
M"" ROUGf.AU.
Il faut donc le dire. Allons , je vais l'aire tuer des poulets.
l'abbé.
Mais ils seront durs.
W"" RODGEAU,
Oli (|uc non, on leur fait avaler du vinaigre. Je vais vous faire laire une bonne fricassée.
l'abbé.
Mais il faut autre chose.
Hjino RODGEAU.
Ne vous embarrassez pas , vous serez contents. Allons , Marianne? Geneviève?
l'abbé.
Vous ne voulez pas nous dire
M'"» ROUGEAU
Mon dieu, laissez-moi faire , laissez-moi faire.