‹ Proverbes dramatiques de Carmontelle (volume 4)Chapitre 85 sur 339 · SCENE rRE3IIERE · texte numérisé non relu

SCENE rRE3IIERE

M°>e DE CLAIRAS, M"»" DE RESAN.

M"e DE RESAN.

Vous voyez Lien, madame de Clairas, que nous avons eu tort de nous presser de descendre dans le sallon , puisqu'il n'y a personne.

M™e DE CLAIRAS.

Mais vous savez bien qiie voilà comme sont ces messieurs; ils se plaignent toujours qu'on ne peut pas nous tirer de nos chambres, et je voudrais savoii- pourquoi faire j car si nous travaillons, cela les ennuie.

M™e DE RESAN.

Oui , ils veulent qu'on ne soit occupé que d'eux. , et ils ne font rien pour vous plaire; je vous avoue que souvent les hommes m'impatientent.

M"'^ DE CLAIRAS.

Surtout les maris ; ils se croient en droit de vous conti'arier sans cesse, et sur tout. Par exemple, ne trouvez-vous pas bien agi'éable d être à la campagne par le temps qu'il fait?

W™« DE RESAN.

Ces messieurs veulent chasser.

M™« DE CLAIRAS.

Oui , et pendant ce temps-là nous ne profitons pas de nos petites loges.

m^^ DE RFSAN.

Si du moins ils cherchaient à nous amuser.

ïSi LES LMSUIS

M""= DE CLAIRAS.

Bon .' ils V pcnscmbien : ils causent enlrc eux.

M"'<= DE RESAN.

Et quand une fois ils out eut.uiié une conversation sur lu guerre , il v a pour en mourir d'ennui.

M^f DE CLAIRAS.

Et la cliasse donc ?

M""» DE hesan.

Est-ce qu'ils n'v ont pas fait aller aujourd'hui l'abbé Conserve.

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