SCENE rRE3IIERE
M°>e DE CLAIRAS, M"»" DE RESAN.
M"e DE RESAN.
Vous voyez Lien, madame de Clairas, que nous avons eu tort de nous presser de descendre dans le sallon , puisqu'il n'y a personne.
M™e DE CLAIRAS.
Mais vous savez bien qiie voilà comme sont ces messieurs; ils se plaignent toujours qu'on ne peut pas nous tirer de nos chambres, et je voudrais savoii- pourquoi faire j car si nous travaillons, cela les ennuie.
M™e DE RESAN.
Oui , ils veulent qu'on ne soit occupé que d'eux. , et ils ne font rien pour vous plaire; je vous avoue que souvent les hommes m'impatientent.
M"'^ DE CLAIRAS.
Surtout les maris ; ils se croient en droit de vous conti'arier sans cesse, et sur tout. Par exemple, ne trouvez-vous pas bien agi'éable d être à la campagne par le temps qu'il fait?
W™« DE RESAN.
Ces messieurs veulent chasser.
M™« DE CLAIRAS.
Oui , et pendant ce temps-là nous ne profitons pas de nos petites loges.
m^^ DE RFSAN.
Si du moins ils cherchaient à nous amuser.
ïSi LES LMSUIS
M""= DE CLAIRAS.
Bon .' ils V pcnscmbien : ils causent enlrc eux.
M"'<= DE RESAN.
Et quand une fois ils out eut.uiié une conversation sur lu guerre , il v a pour en mourir d'ennui.
M^f DE CLAIRAS.
Et la cliasse donc ?
M""» DE hesan.
Est-ce qu'ils n'v ont pas fait aller aujourd'hui l'abbé Conserve.