M. LEBLANC, JULIE
M. LEBLANC
Eh bien , ma chère Julie , es-tu encore fâchée contre moi.
JULIE
Mais, monsieur, n'avais-je pas raison?
M. LEBLANC
Ce que je te proposais devait-il t'offenser? C'est une preuve que je t'aime.
JULIE
Je le sais bien , monsieur ; mais on ne peut pas s'empêcher d'être surprise devoir qu'on a mauvaise opinion de vous : rien n'est si humiliant.
M. LEBLANC
Et où est la mauvaise opinion?
JULIE
Comment ! offrir de l'argent à une honnête fdle , pour la séduire ! C'est abuser de ses richesses.
M. LEBLANC
Et avec qui les partagera-t-on , si ce n'est avec les personnes qu'on aime ? Et puis c'est si peu de chose pour moi l Voilà ce qu'il faut considérer.
JULIE
Oui, il est vrai ; mais ce serait moi qui recevrais, et ce serait moi qui aurais tort.
M. LEBLANC , lui donnant une bourse.
Quelle folie I Tiens , mets cela dans ta poche.
JULIE
En vérité
M. LEBLANC
Allons, prends.
JULIE
Mais si mademoiselle vient à savoir