‹ Proverbes dramatiques de CarmontelleChapitre 129 sur 255 · M. DE TENDREVILLE , M"« DE RINA3NT, M. DU RIVAULT, M. DE LA CHAINIÈRE · texte numérisé non relu

M. DE TENDREVILLE , M"« DE RINA3NT, M. DU RIVAULT, M. DE LA CHAINIÈRE

M. DE TENDREVILLE.

Ah , VOUS voilà ici , monsieur du Rivault! J'allais chez vous. On m'a dit chez madame de Tlsle , que vous me cherchiez.

M. DU RIVAULT.

Moi?

M. DE TENDREVILLE.

Oui, vous j que vous aviez quelque chose à me dire, qui me ferait grand plaisir.

M. DU RIVAULT.

c'est un conte de madame de Tlsle. Vous savez comme elle est; elle dit ce qu'elle sait , et ce qu'elle ne sait pas.

M. DE TENDREVILLE.

Allons , mon ami , pourquoi me faire languir?

M. DU RIVAULT.

Je vous dis que ce n^'est rien.

M. DE TENDREVILLE.

Il me semble qu'elle m'a dit qu'il était question de quelqu'un de fort riche , qui....

M. DE LA CHAINIÈRE, A M. du Rirault.

Ah, monsieur!....

M. DU RIVAULT.

Non, pas fort riche; mais nssez. (àM. delà Chainiere.) Il lauî que vous me secondiez.

M. DE TENDREVILLE.

Eh bien , ce quelqu'un d'assez ricbe?

M. DU RIVAULT.

vSerait bien aise d'être un peu de vos amis.

M» DE TENDREVILLE.

Mais encore, qui est-ce?

M. DU RIVAULT.

Puisque VOUS Youlez absolument le savoir, c'est M. de la Chainicre.

M. DE TEND REVILLE.

Il me fait bien de Thonneur, et j'ai fort connu monsieur son père.

M. DE LA CHAINIÈRE.

Monsieur, je serais très-ilatté....

M. DE TENDRE VILLE

Esl-ce qu'il est mort fort riclie, le bon homme la Chainière?

M. DE LA CHAINIÈRE.

Non , monsieur, mais il m'a laissé une fortune honnête.

M. DE TENDRE VILLE

Oui , oui -y il avait de quoi vivre. Mais , monsieur, qui vous fait désirer si fort mon amitié?

M. DE LA CHAINIÈRE.

Monsieur

M. DU RIVAULT.

Il n'osera jamais vous le dire.

M. DE TENDREVILLE.

Pourquoi?

M. DU RIVAULT.

Allons , parlez hardiment.

M. DE LA CHAINIÈRE.

M. du Rivault , monsieur, expliquera mieux que moi ce qui me la fait désirer.

M. DE TENDREVILLE.

Eh bien , parlez donc vous, monsieur du Rivault.

Ne vous fâchez pas. M. de la Chainière sait combien vous aimez les vers tragiques.

M. DE TENDREVILLE.

Ah ! c'est vrai , cela -, les aime-t-il, lui?

M. DU RIVAULT.

S'il les aime! Il a fiait une tiagédie , et c'est sur cela qu'il

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voudrait tous consulter ; mais il veut que tous lui parliez en ami.

M. DE LA CHAINIÈRE, bas àM. du Rivault.

Mais, monsieur

M. DU RIVAULT, bas.

Ne me démentez pas. (A m. deTendreviiie.) Eh bien , le voulezvous?

M. DE TENDREVILLE.

* Ah , pour cela , de tout mon cœur !

M. DU RIVAULT.

Vous vous y connaissez, très-bien.

M. DE TENDREVILLE.

Mais , pas mal. Monsieur, si vous voulez me lire votre tragédie, vous me ferez le plus qrand plaisir du monde.

M. DE LA CHAINIÈRE.

De tout mon cœur, et je venais vous demander un jour pour cela.

M, DE TENDREVILLE.

Un jour? Mais tout à Theure ; pourquoi retarder?

M. DU RIVAULT.

Oui , sans doute.

Mlle DE RINANT , à M. du Rivault.

Vous allez Tembarrasser.

M. DU RIVAULT.

Non, non. (A M. de ia Charnière.) Allous , monsicur, uous allous vous écouter.

M. DE LA CHAINIÈRE.

Je ne Tai pas ici.

M. DE TENDREVILLE.

Eh bien, nous allons ]*envo yer chercher j il ny a qu'à sonner.

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