SCENE VII
M. BREMIN, M. DE BELRONDE, LAFRANCE, pomm
le guignard, SAINT- JEAIN , portaut l'eau de poulet. M. DE BELRONDE.
Allons , voilà votre guignard.
M. BREMIN.
Il est beau ; j'ai grandTaim.
M. DE BELRONDE.
Voyons, Lafrance. (iiregarde le guignard.) Il a bicu bonnc mine.
M. BREMIN.
Pourquoi vous donner des regrets?
M. DE BELRONDE.
Vous avez raison , docteur. Mangez, mangez.
M. BREMIN , coupant le guignard.
Vous , buvez votre eau de poulet.
M. DE BELRONDE.
Donnez donc, (ii boit.) Ali , que cela est fade.
Cela vous fera du bien, (ii mange.)
M. DE BELRONDE.
Comment trouvez-vous le guignard?
M. BREMIN.
Excellent ! (Il mange avec plaisir et délectation.) M. DE BELRONDE.
Il m'en viendra peut-être encore un dans buit jours : seraije en état d'en manger?
M. BREMIN.
Oui , oui , nous verrons, (il mange.) Mais faites en venir deux.
M. DE BELRONDE.
Eh bien , j'écrirai , si je suis en état.
M. BREMIN.
Oh ! vous serez sûrement en état d'écrire.
M. DE BELRONDE.
J'ai bien faim.
M. BREMIN.
Vous le croyez ; mais si je vous permettais de manger un peu seulement, vous verriez le dégoût que vous éprouveriez.
M. DE BELRONDE , vivement.
Du dégoût? Oh , point du tout. Laissez-moi essayer.
Non, non.
M. DE BELRONDE.
Mais , de la poule de mer ?
M. BREMIN.
Qu'est-ce que vous dites là?
M. DE BELRONDE.
C'est du poisson , cela ne peut pas me faire de mal.
M. BREMIN.
Je m'en garderai bien. Buvez , buvez.
LAFRANCE.
Monsieur veut-il boire?
M. DE BELRONDE.
Il le faut bien, (il boit.) Allez chercher la poule de mer.
LAFRANCE.
Allez , allez , Saint- Jean. (Saiat-J»aa sort.)