SCENE VI
M. BREMIN , M. DE BELRONDE.
M. BREMIN.
Ah ] vous vous êtes déshabillé.' Vous avez bien fait. (li lui tâte le pouls.) Voyons... La tension est la même.
M. DE BELRONDE.
Je n'ai pas encore bu.
Ah î c'est cela.
M. DE BELRONDE.
Eh bien, votre madame de Lendort, qu'est-ce qu'elle a?
M. BREMIN.
Oh ! des vapeurs , des nerfs , un mari qu'elle ne peut pas souffrir, et qui la contrarie du matin au soir.
M. DE BELRONDE.
Docteur, ne ferais-je pas bien d'être sur une chaise longue, au lieu d'être dans un fauteuil 7
M. BREMIN.
Oui , cela ne sera pas mal , surtout après dîner.
M. DE BELRONDE.
Oui, après le vôtre j car le mien est fait, n'est-ce pas?
M. BREMIN.
A quoi songez-vous là , dans l'état où vous êtes?
M. DE BELRONDE.
Mais je ne sens rien qu'un grand appétit.
M. BREMIN.
Je le crois bien 5 c'est l'humeur qui est avide de se repaître.
M. DE BELRONDE.
L'humeur?
M. BREMIN.
Oui ; vous ne connaissez pas cela?
M. DE BELRONDE.
Pardonnez-moi. Très -bien. Je crois qu on apporte votre dîner- mettez-vous toujours à table.
M. BREMIN.
Vous avez raison. (Tl se met à table.)