SCÈNE III
M. DE LA BRUYERE, M^^^ de LA BRUYERE.
3ime DE ^^ BRUYERE.
Voilà un homme bien recommandé.
M. DE LA BRUYERE.
Comment voulez-vous que cela soit autrement, avec une femme comme celle-là?
jimc DE LA BRUYERE.
C'est inconcevable tout ce qu elle dit. Mais cet homme-là la croit fort occupée de son affaire.
M. DE LA BRUYERE.
Sûrement.
M^ne DE LA BRUYERE.
Tenez, cela me fait de la peine: c'est peut-être quelque malheureux qui n'a aucune ressource.
M. DE LA BRUYERE.
Cela ne serait pas étonnant, il y a tant de gens qui meurent de faim.
M'°e DE LA BRUYERE.
Monsieur, si vous pouviez faire quelque chose pour lui?
M. DE LA BRUYERE.
Mais je ne le connais pas.
M^e DE LA BRUYERE.
Cest peut-être réellement un bon sujet; voyez-le.
M. DE LA BRUYERE.
Il peut être bon sujet, mais il faut qu il saclie travailler.
Mme DE LA BRUYERE.
Avez-vous une place à donner?
M. DE LA BRUYERE.
Oui, j'en ai une.
LA RECOMMANDATION. 5o
M^e DE LA BRUYERE.
Èh bien, parlez-lui; vous jugerez facilement de quoi il est capable. S'il n'avait pas compté sur madame de Saint-Léger, il aurait trouvé quelqu'un quiTaurait mieux protégé: ne m'6tez pas cette satisfaction.
M. DE LA BRUYERE.
Ab, mon dieu, de tout mon cœur.
M™® DE LA BRUYERE.
Je voudrais que vous puissiez faire quelque chose pour lui; quand ce ne serait que pour faire sentir à la Comtesse que quand on ne fait pas mieux les affaires dont on se charge, on ne devrait pas s'en mêler, et qu'on y fait plus de tort que de bien.
M. DELA BRUYERE.
Je m'en vais le faire entrer, (ii sonne.)