LA COMTESSE, LA MARQUISE, M™« DE MONDOUX
M"e DE MONDOUX.
Mon dieu, mesdames! je vous demande bien pardon de rentrer si tard : il m'a été absolument impossible de faire autrement, et puis riieure m'a surprise. Je ne croyais pas quil fût neuf heures.
LA MARQUISE
Madame votre mère est-elle encore malade? Avez-vous été obligée de rester chez elle ?
M""" DE MONDOUX.
Non , madame , elle va très-bien , et vous avez bien de la bonté.
LA COMTESSE
Vous vous êtes donc trouvée dans un des embarras des spectacles? Cependant, à Theure qu'il est, il ne doit plus y en avoir.
jimo DE MONDOUX.
Non , ce n'est pas cela : je sors de chez la vicomtesse de la Garance, qui garde sa chambre 5 Tabbé de Coursac est arrivé, qui nous a fait des histoires charmantes jusqu'à présent. C'est inconcevable l'esprit qu'il a !
LA MARQUISE, à la Comtesse.
Comment trouvez-vous cela?
M"ie DE MONDOUX.
J'aurais bien youlu pouvoir vous Tameuer à souper.
LA COMTESSE
C'est un homme de mauvaise compagnie.
M™e DE MONDOUX.
Point du tout, je vous assure.
LA MARQUISE
Pour moi , je ne Tai jamais rencontré nulle part ; et si quelqu'un s'avisait de me l'amener, je ne le recevrais pas.
M™e DE MONDOUX.
Mais je suis surprise que madame de Roncelle et madame de Bernille ne soient pas ici.
LA COMTESSE
Elles auront su que vous étiez chez la vicomlese de la Garance, et elles ne se pressent pas.
LA MARQUISE
Peut-être qu elles attendent l'abbé de Coursac quelque part.
M™® DE MONDOUX.
Bon ! je suis bien étourdie ! Elles m'ont mandé ce matin qu'elles allaient à Versailles.
LA COMTESSE
Oui , voilà comme on dit pour se dégager, quand on tiouve mieux ailleurs.
M™e DE MONDOUX.
Le vicomte de Solmare et le chevalier de Saint-Clair viendront sûrement. Nous avons aussi le baron d'Ornbruck. Le connaissez-vous , mesdames 7
LA MARQUISE
Un peu.
M"<= DE MONDOUX.
C'est un Allemand, je crois. Ah ! voilà le Vicomte.