SCENE VIL M. DESPREUILS, M-"* BABAS, LE MlUN
M™« BABAS
Pour des gens d'esprit , comme ils donnent tête baissée dan» tout ce que dit cet homme-là ! Ah ! si M. Tibia n'était pas en campagne, comme il aurait déjà guéri notre maître [
LE BRUN
Qu'est-ce que c'est que M. Tibia?
M"« BABAS
Ah î c'est un petit chirurgien qui demeure ici an coin de la rue à droite, llm'a donné une fois une médecine qui m'a purgée pendant onze jours ; aussi je n'ai pas été malade depuis.
LE BRUN
Ah çà, voulez-vous que jS guérisse M, Despreuils, moi?
M™» BABAS
Assurément , je le veux ; tenez ; j'ai plus de confiance en vous qu'à ce docteur, avec sa grande perruque et sa canne.
Quand on dit un docteur, c'est pour moi comme §i Ton disait uu ignorant.
LE BRUN
Cela est souvent la même chose. Ah çà, qu est-ce que vous me donnerez , si je réussis?
M™» BABAS
Tout ce que vous m'avez demandé.
LE BRUN
Ne badinons pas ; vous savez que depuis long-temps j'ai envie de vous épouser.
M™e BABAS.
Eh bien , je vous épouserai , cela ne me fait rien ', parce ?uon m'a prédit que je serais veuve trois fois.
LE BRUN
Je ne crois pas aux devins. Allons, commencez par me donner des draps blancs , et envoyez-moi la Roche avec une échelle.
M^ie BABAS.
Vous me direz donc...
LE BRUN
Oui, oui, après.