‹ Proverbes dramatiques de CarmontelleChapitre 33 sur 255 · LA MARQUISE, LE COMTE, M. MARCELIN, JULIE, LAFLEUR · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LE COMTE, M. MARCELIN, JULIE, LAFLEUR

JULIE

Tenez, messieurs, la voilà.

M. MARCELIN

Ah, madame, je viens à votre secours ; vous êtes empoisonnée ainsi que M. le Comte : il prétend que vous savez quelle est la nature du poison que Ton a employé, hàtez-vous de me le nommer : les plus prompts et les plus sûrs remèdes vous tireront d'affaire.

Il n en est pas besoin, monsieur.

LE COIMTE.

Quoi, madame, vous voulez mourir absolument? Ah , laissez-moi expier mon crime et vivez j mai» que je n'emporte pas dans le tombeau la douleur d'avoir causé votre perte.

M. MARCELIN

Vous ne mourrez ni Tun ni l'autre , fiez-vous à moi ; madame , ne différez plus

LA MARQUISE

Monsieur Marcelin , je vous remercie de votre empressement et de vos soins , ils sont inutiles j nous ne sommes point empoisonnés; non, monsieur, ne craignez plus rien, j ai voulu vous en faire la peur -, voilà toute la vengeance que je veux tirer de votre perfidie.

LE COMTE, avec joie.

Je n'ai plus rien à craindre pour vous, je respire !

M. MARCELIN

Actuellement, monsieur et madame, je vois que je ne vous suis bon à rien, et je vous donne le bonsoir, (ii sort ainsi que Juii«

et Laileur.)

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