LA MARQUISE, LE COMTE, M. MARCELIN, JULIE, LAFLEUR
JULIE
Tenez, messieurs, la voilà.
M. MARCELIN
Ah, madame, je viens à votre secours ; vous êtes empoisonnée ainsi que M. le Comte : il prétend que vous savez quelle est la nature du poison que Ton a employé, hàtez-vous de me le nommer : les plus prompts et les plus sûrs remèdes vous tireront d'affaire.
Il n en est pas besoin, monsieur.
LE COIMTE.
Quoi, madame, vous voulez mourir absolument? Ah , laissez-moi expier mon crime et vivez j mai» que je n'emporte pas dans le tombeau la douleur d'avoir causé votre perte.
M. MARCELIN
Vous ne mourrez ni Tun ni l'autre , fiez-vous à moi ; madame , ne différez plus
LA MARQUISE
Monsieur Marcelin , je vous remercie de votre empressement et de vos soins , ils sont inutiles j nous ne sommes point empoisonnés; non, monsieur, ne craignez plus rien, j ai voulu vous en faire la peur -, voilà toute la vengeance que je veux tirer de votre perfidie.
LE COMTE, avec joie.
Je n'ai plus rien à craindre pour vous, je respire !
M. MARCELIN
Actuellement, monsieur et madame, je vois que je ne vous suis bon à rien, et je vous donne le bonsoir, (ii sort ainsi que Juii«
et Laileur.)