M. DE SAINT-BRICE, MARIANNE
MARIANNE
On y va.
Allons donc.
MARIANNE
Qu est-ce que vous voulez, monsieur?
M. DE SAINT-BRICE
Une écritoire.
MARIANNE
Est-ce qu'il n'y en a pas là? Ce matin
M. DE SAINT-BRICE
J'y ai regardé.
MARIANNE , s'en allant.
Vous allez en avoir tout à l'heure.
M. DE SAINT-BRICE
Pourvu que je me souvienne de ce qu'il y avait dans ce mémoire. (Il rêve.)
MARIANNE, revrenant.
Monsieur, voilà de l'encre.
M. DE SAINT-BRICE
Et une plume ?
MARIANNE, s'en allant.
Vous ne dites pas aussi.
DU GOBELET. l5
Allez, allez.
MARIANNE y revenant avec une plume.
Tenez, voilà une plume.
M. DE SAINT-BRICE
Et du papier donc?
MARIANNE, s'en allant.
Il fallait donc le dire en même temps. Pardi , il vous faut bien des choses toujours.
M. DE SAINT-BRICE
Ce diable de me'moire que j'ai perdu! (ii cherche dans ses poches.)
Voyons encore, (il regarde tous ses papiers ot il baise une lettre.) Ah, chère Adélaïde.
MARIANNE apportant du papier^ etc.
Voilà tout ce qu'il faut, n'est-ce pas?
M. DE SAII^T-BRICE.
C'est bon, laissez-moi.
MARIANNE
Il ne faut plus rien?
M. DE SAINT-BRICE
Non.