M. DE SAINT- AURÉLE , M. DE VALBERT
M. DE VALBERT, ouvrant la port©-du cabiuet.
Écoutons quand il sera endormi.
M. DE SAINT-AURÈLE
Qu'est-ce que tu dis, Flamand?
M. DE VALBERT
Oh! rien, rien.
M. DESAINT-AURELE
Ce drôle-là fait le maître. — (i) On est bien à plaindre de dépendre de ses gens. — Heureusement qu'il me semble que je dormirai bientôt.
M. DE VALBERT
Tant mieux, tant mieux.
M. DE SAINT-AURÊLE.
Ce coquin de Flamand parle toujours tout seul. Veux-tu bien te taire?
M. DE VALBERT
Je ne dirai plus rien.
TVI. DE SAINT-AURÈLE
Je suis fâché de ne m'élre pas couché dans monlit — Oii^, mon oppression ne vient pas. — Je crois que je m'endors. —
Oui. (Il ronfle.)
M. DE VALBERT
Écoutons ; il commence à ronfler, (il entre en reculant pour fermer la porte du cabinet.) Voyons: tantôtje disais, la porte esta droite. (Il marche, et touche une chaise qu'il renverse.)
M. DE SAINT-AURÈLE, se réveillant.
Qui est-ce qui est là ? (M. de Valbert tire son mouchoir, et fait le chien
qui se gratte l'oreiiie.) J'cutends , jc crois , quclquc chosc, ou je rê"
(i) — Cette marque indique des moments de sUence.
94 LE CHIEN JUPITEK.
yais. Je suis bien fâché de m'étre réveillé. — ^^ (M. de Vaibcrt
marche encore, et touche une autre chaise.) Mais qu CSt-CC donC qUC CCla? (m. de Valbert secoue son mouchoir.) Je UJ COmpreilds rien. (M. de Valbert renverse la table qui est auprès de lui.) RépOndcz donC , qui CSt-
ce qui est là? (M. de Vaibert secoue son mouchoir.) Je ne Irouve point
ma sonnette ; elle est tombée. (M. deValbert secoue toujours sou mouchoir eu cherchant la porte.) Voulez-vous bien parler? Qui est-ce qui est là?
M. DE Y ALBERT
Eh bien, monsieur, c'est votre chien Jupiter qui se gratte
l oreille. (II secoue son mouchoir.)
M. DE SAINT-AURÈLE
Mon chien Jupiter? Il est mort il y a long- temps.
M. DE VALBERT
Je veux dire Sultan, (il secoue son mouchoir.)
Sultan n'a point de mal à l'oreille.
M. DE VALBERT
Ah ! cela est vrai .
M. DE SAINT-AURÈLE
Qu'est-ce que cela veut dire? (ii appelle.) Flamand! Flamand !