M»«DE SAINT-AURÈLE, M. DE SAINT-AURÈLE, M. DE VALBERT
m''® de saint- AURÈLE, ouvrant la porte de sa cliambre, une lumière à la
main.
Eh , mon Dieu , papa , qu'avez-vous donc? Est-ce que vous vous trouvez mal ?
M. DE SAINT-AURÈLE
Non , non ; mais c'est qu'il y a ici quelqu'un qui fait un bruit du diable , qui a tout renversé, et qui m'a réveillé.
M"« de SAINT-AURELE , regardant M. de Valbert qui se cache derrière elle.
Comment donc 7 Cela n'est pas possible.
M. DE SAINT-AURÊLE,
Je te dis qae si , puisqu'il m'a parlé.
Mlle DE SAINT-AURÈLE , regardant M. de Valbert qui est einbarra«3^
Il vous a parlé?
Ouij il m'a dit qu'il était mon chien Jupiter, et puis Sultan.
m"® DE SAINT-AURELE , regardant M. de Valbert.
Bon ! c'est un rêve que vous avez fait.
M. DE SAINT-AURÈLE
Je te dis que non j et ce qu'il y a de singulier, c'est que j'ai trouvé que c'était la voix de M. de Valbert.
Mlle DE SAINT-AURÈLE.
De M. de Valbert?
M. DE SAINT-AURÈLE
Oui , de M. de Valbert. Si c'est lui , il a tort de venir si matin j et sa mère aurait bien dû l'en empêcher.
Mlle DE SAINT-AURÈLE.
Comment sa mère ? Vous croyez que c'est elle
M, DE SAINT-AURÈLE
Elle doit le savoir toujours. Apparemment qu'elle lui aura dit ce que nous avions conclu ensemble.
Mlle DE SAINT-AURÊLE.
Je ne vous comprends pas bien , papa.
M. DE SAINT-AURÊLE.
Je voulais te dire tout cela demain. J'ai su que lu aimais M. de Valbert ; j'ai été trouver sa mère pour savoir si elle en savait quelque chose ; elle m'a tout avoué , et qu'il dépendait de moi de faire le bonheur de son fils.
M'ie DE SAINT-AURELE.
Est-il possible? Et qu'avez-vous répondu?
Que si le parti te convenait , ce serait une affaire bientôt faite ; et je voulais raisonner de tout cela avec toi.
g6 LE CHIEN JUPITER.
M"e DE SAINT-AURÈLE.
Ah, cher papa , que je vous aurai d'obligation !
M. DE SAINT -AURÊLE.
Apparemment que cet étourdi de Valbert est venu dès le matin pour me remercier.
M"e DE SAINT-AURÈLE.
Ce^t cela même.
M. DE SAINT-AURELE
Il pouvait bien attendre un peu plus tard. Mais où est -il donc?
M^'e DE SAINT-AURÈLE.
Tenez, le voilà.
M. DE SAINT-AURÈLE
Ah ! monsieur le drôle , vous m'avez fait grand tort de me réveiller , mais je vous le pardonne.
M. DE VALBERT
Monsieur, je ne saurais*vous exprimer ma joie. Ah, mademoiselle !
M^e DE SAINT-AURÈLE.
Mon pèreî....
Oui, oui, vous direz tout ceia demain. JVi envie de m'aller coucher dans mon lit. Appelez -moi Flamand, car je ne sais où est ma sonnette.
M^l« DE SAINT-AURÈLE.
Vous n'aurez pas besoin de lui, papa.
M. DE VALBERT
Oui, oui, nous allons vous aider à vous coucher. Donnezmoi la main. (M.deSainl-Aurèlese lève.)
M. DE SAINT-AURÈLE
Passons dans ma chambre^ maisallez-vous-en tout de suite après, car je veux, dormir.
(Ils s'enront.)
L'AMBASSADEUR