‹ Proverbes dramatiques de CarmontelleChapitre 45 sur 255 · M»«DE SAINT-AURÈLE, M. DE SAINT-AURÈLE, M. DE VALBERT · texte numérisé non relu

M»«DE SAINT-AURÈLE, M. DE SAINT-AURÈLE, M. DE VALBERT

m''® de saint- AURÈLE, ouvrant la porte de sa cliambre, une lumière à la

main.

Eh , mon Dieu , papa , qu'avez-vous donc? Est-ce que vous vous trouvez mal ?

M. DE SAINT-AURÈLE

Non , non ; mais c'est qu'il y a ici quelqu'un qui fait un bruit du diable , qui a tout renversé, et qui m'a réveillé.

M"« de SAINT-AURELE , regardant M. de Valbert qui se cache derrière elle.

Comment donc 7 Cela n'est pas possible.

M. DE SAINT-AURÊLE,

Je te dis qae si , puisqu'il m'a parlé.

Mlle DE SAINT-AURÈLE , regardant M. de Valbert qui est einbarra«3^

Il vous a parlé?

Ouij il m'a dit qu'il était mon chien Jupiter, et puis Sultan.

m"® DE SAINT-AURELE , regardant M. de Valbert.

Bon ! c'est un rêve que vous avez fait.

M. DE SAINT-AURÈLE

Je te dis que non j et ce qu'il y a de singulier, c'est que j'ai trouvé que c'était la voix de M. de Valbert.

Mlle DE SAINT-AURÈLE.

De M. de Valbert?

M. DE SAINT-AURÈLE

Oui , de M. de Valbert. Si c'est lui , il a tort de venir si matin j et sa mère aurait bien dû l'en empêcher.

Mlle DE SAINT-AURÈLE.

Comment sa mère ? Vous croyez que c'est elle

M, DE SAINT-AURÈLE

Elle doit le savoir toujours. Apparemment qu'elle lui aura dit ce que nous avions conclu ensemble.

Mlle DE SAINT-AURÊLE.

Je ne vous comprends pas bien , papa.

M. DE SAINT-AURÊLE.

Je voulais te dire tout cela demain. J'ai su que lu aimais M. de Valbert ; j'ai été trouver sa mère pour savoir si elle en savait quelque chose ; elle m'a tout avoué , et qu'il dépendait de moi de faire le bonheur de son fils.

M'ie DE SAINT-AURELE.

Est-il possible? Et qu'avez-vous répondu?

Que si le parti te convenait , ce serait une affaire bientôt faite ; et je voulais raisonner de tout cela avec toi.

g6 LE CHIEN JUPITER.

M"e DE SAINT-AURÈLE.

Ah, cher papa , que je vous aurai d'obligation !

M. DE SAINT -AURÊLE.

Apparemment que cet étourdi de Valbert est venu dès le matin pour me remercier.

M"e DE SAINT-AURÈLE.

Ce^t cela même.

M. DE SAINT-AURELE

Il pouvait bien attendre un peu plus tard. Mais où est -il donc?

M^'e DE SAINT-AURÈLE.

Tenez, le voilà.

M. DE SAINT-AURÈLE

Ah ! monsieur le drôle , vous m'avez fait grand tort de me réveiller , mais je vous le pardonne.

M. DE VALBERT

Monsieur, je ne saurais*vous exprimer ma joie. Ah, mademoiselle !

M^e DE SAINT-AURÈLE.

Mon pèreî....

Oui, oui, vous direz tout ceia demain. JVi envie de m'aller coucher dans mon lit. Appelez -moi Flamand, car je ne sais où est ma sonnette.

M^l« DE SAINT-AURÈLE.

Vous n'aurez pas besoin de lui, papa.

M. DE VALBERT

Oui, oui, nous allons vous aider à vous coucher. Donnezmoi la main. (M.deSainl-Aurèlese lève.)

M. DE SAINT-AURÈLE

Passons dans ma chambre^ maisallez-vous-en tout de suite après, car je veux, dormir.

(Ils s'enront.)

L'AMBASSADEUR

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