SCENE II
LE BARON, M. BRILLANTSON.
Eh, bonjour, monsieur Brillantson. Je suis fort content de vous voir dans cettepajs.
M. BRILLANTSON.
Je craignais bien que vous ne fussiez pas de retour de vos voyages.
LE BARON
Pardonne-moi , je suis retourné , il y a pins que cinq mois. Paris il est toujours joli. Je suis été fort charmé de ma dernière voyage j c'est un ville qu'il est ibrt agréable , fort charmant] Pourquoi donc vous il quitte la France?
WOURTSBERG. il3
M. BRILLANTSON.
C'est une je suis bien aise de voir un peu rAIlemagne. On m'a dit qui! fallait tout connaître.
LE BARON
Cette pnys il est boa. Et mademoiselle Persil , commenl il est à présent?
M. BRILLANTSON.
Elle danse toujoursà TOpe'ra.
LE BARON
Oui , mais je dis son santé?
M. BRLLANTSON.
Est-ce que vous Tavez connue?
LE BARON
Oh, tiaplemeut!
M. ]JRILL4NTS0N.
Je ne savais pas.
LE BARON
Il m'a coûté encore plus avec cela de l'argent beaucoup 5 mais j'ai aime encore grandement. Son mère il boit fortement; mais il aime encore beaucoup l'argent bien plus fort.
M. BRILLANTSON.
C'est une vilaine femme ; mais mademoiselle Persil est une fille charmante !
LE BARON
Oh , je sais fort bien ; c'est là où j'ai fait avec vous mon connaissance. Vous avez oublié?
M. BRILLANTSON.
Alî ! c'est vrai. Eh bien , c'est eile qui est cause que jai été obligé de sortir de France.
LE BARON
Tiaple ! je savais pas.
M. BRILLANTSON.
Il y a huit jours ; c'est un malheur qui m'est arrivé, et auquel je ne m'attendais pas. C'est M. le comte de Rondevi.'lequi est son amant à présent. Il était allé à Versailles pour trois jours ^
11 4- LE PRINCE
elle in a dit de venir souper avecelie,il nous a surpris- il estentré IVpce à la main, et vou anl l'éviter, je Tai poussé contre une porte qui Ta bicssé. li est tombé sans conuai^sance, on m'a dit qu ii était ibrt malade, et on ma conseillé de me sauver. Jai pensé que vous pourriez me rendre service, soit ici ou ailleurs, el je suis venu vous trouver, monsieur le Baron.
Voulez-vous rester avec le prince? Il donnera à vous de l'argent pour clianler à son concert.
M. BRILLANTSON.
Je ne demande pas mieux.
LE BARON
Il y a un pon musique.
M. BRILLANTSON.
Je le sais : si par votre mojen je pouvais lui être présenté....
LE BARON
Je serai fort content, mais il faut parler avec M. la Cbambcllan, el je dirai; il vient ici à ce moment. Je vais montrer vous à lui, et je dirai comme vous il cbante fort pon.
M. BRILLANTSON.
Je vous en serai très-obligé.
LE BARON
Il faut que je dise encore, avant que le Cbambelîan il vient.
M. BRILLANTSON.
Qucsl-ce que c'est?
LE BARON
C'est que quand il parle, il faut toujours vous dire à lui: Votre Excellence.
Je le dirai.
M. BRILLANTSON.
Et au Prince, Votre Altesse.
M. BRILLANTSON.
Cela n'est pas l)icn difiicile. Parlent-ils français?
WOUKTSBERG. Il5
LE BARON
Il parle pas beaucoup la Cliambeîlan, mais il enteucl le langue.
M. ERILLANTSON.
Et le Prince 7
LE BARON
Il parle fort pon, comme moi je parle.,
M. ERILLANTSON.
Et vous parlez bien .
LE BARON
Plus que quand je suis éié a Paris... Voilà M. la Cbambellan. Laisse-moi tlire à lui, et éloigne-vous; la respect ici il est fort en recommandation.