‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 144 sur 382 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

M. LOVEL. J'ai uni? nièce de dix-huil ans donl les clievcu\ ont blanchi en une nuit.

L'ARCUEviiQrE. Do dlx-liuit an.* ! Mais enfin elle a conservé de bons yeux; et moi je ne puis pas me passer de lunellcs.

MADAME DE BERTBEXAis. Commc la plupart des jeunes gens d'aujourd'hui, mon cher oncle.

l'archevêque (souriant). Elle vi me persuader que je suis un jeune homme, après avoir perdu la moitié de mes dents.

MADAME DE BERTHENAis. J'en ai deux que je suis au moment de me faire ôler.

l'archevêque. Vous êtes de la famille, ma chère enfant, nos dents ne tiennent pas, c'est vrai. Voyons vos dentelles, madame Dufour.

LAURENT (à madame de Berthenais). Madame, un marchand d'étoffes.

MADAME DE BERTHENAIS. Bien, bien ; qu'il entre. Mon oncle, c'est pour un camail.

l'archevêque. Quoi ! il me faut un camail aussi avec tous ceux que j'ai déjà !

SCÈISE XV.

LES PRÉCÉDENTS, UN MARCHAND d'ÉTOFFES.

madame DE BERTHENAIS. Madame Bouvard, apportez un des camails de mon oncle; je veux qu'il convienne lui-même qu'il n'en a pas un qui soit véritablement bien fait.

l'archevêque. Apportez un de mes camails, madame Bouvard. Que voulez-vous que je vous dise?

(Madame Bouvard sort.)

MADAME DE BERTHENAIS. Toul CC qu'il V a d'un pCU jOUUe

dans l'épiscopat a tant de recherche aujourd'hui, que je ne vois pas pourquoi vous ne feriez pas de même. On peut avoir les principes les plus austères et un camail qui ait bonne façon, (l'renant une pièce d'étoffe.) Regardez, regardez, mon oncle; quelle jolie nuance!

(Elle pose Vétoire sur la table.) l'archevêoit.. Cela me paraît lilas.

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