‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 145 sur 382 · IV · texte numérisé non relu

IV

MADA5IE DE BERTHENAIS. Du lOUt, du tOUt ; c'cSt violet. (Au

marchand.) N'est-ce pas, monsieur?

LE MARCHAND. C'est ce que nous fournissons le plus habituellement à tous nosseigneurs les évêques et archevêques.

l'archevêque. Pour joli, c'est joli; je ne dis pas le contraire.

M. LOVEL. En peinture, ce sera très-avantageux.

l'archevêque. Voilà qui est décisif. Si on me trouve trop coquet, ce sera votre faute, ma nièce.

madame de berthexais. Les dentelles, à présent.

l'archevêque. Monsieur Lovel , votre nièce vous tourmente-t-elle comme cela?

M. lovel. Elle a de commun avec madame qu'elle aime beaucoup son oncle.

l'archevêque. Alors montrez-moi vos dentelles, madame Dufour. Il faut bien faire quelque chose pour les personnes qui nous aiment. Dépliez cette étoffe, Laurent; madame étendra ses dentelles dessus; j'en jugerai mieux. (Il met ses lunettes.) Il est sûr que mes vieux rochets jurent auprès de cela. Qu'en pensez-vous, Laurent?

LAURENT. Monseigneur s'y connaît mieux que moi; ce n'est pas mon état.

MADAME BOUVARD (à madame de Berthenais). Madame, voici un camail.

MADAME DE BERTHENAIS. Bon. Laurent, vous allez l'essayer, et mon oncle conviendra que j'ai raison.

(Laurent revêt le camail.)

l'archevêque. Je ne résisterai pas à l'évidence; c'est tout ce que je puis promettre.

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