SCÈNE Vil. I8l
M. LORi. Je m'y opposerai.
MADAME LORi. Bast ! VOUS ii'avez seulement pas pu vous opposer à ce que ce tribunal s'as>emblât.
M. LORi. J'étais loin de m'y opposer, puisque, au contraire, c'est moi qui l'ai provoqué.
MADAME LORi. Vous le crovez ?
M. LORi. Qu'est-ce à dire, je le crois?
MADAME LORi. Je pourrais nommer le véritable auteur ; et certainement ce n'est pas vous. ^lais qu'importe!
M. LORi. Vous allez en débiter de belles contre moi.
MADAME LORi. Je pense au contraire à vous ménager.
M. LORi. Je vous en rends mille grâces. Quant à moi...
MADAME LORi. Vous, VOUS ne saurez que dire.
M. LORi. En vérité?
MADAME LORi. J'en suis sûre.
M. LORi. Nous verrons.
MADAME LORi. Xous verrons.
M. LORi. Madame Durand et madame Ledoux seront là.
MADAME LORi. Je serais très-fàchée qu'elles n'y fussent pas.
M. LORi. Je vois d'où vient votre assurance. Vous comptez sur M. Beaunoir.
MADAME LORI. Pour m'endomiir.
M. LORI. Sur votre père, sur monsieur Taupin ; mais madame Vermont votre belle-mère vous déteste encore plus qu'elle n'a d'aversion pour moi ; et je la regarde au moins comme neutre.
M.vDAME LORI. D'uue neutralité armée cependant.
M. LORI. Armée contre vous.
MADAME LORI. Contre nous deux.
M. LORI. Je voudrais que le jugement fût déjà prononcé.
MADAME LORI. Quï VOUS empèche de faire comme s'il l'était ?
M. LORI. Taisez-vous, madame. Quand on a une conduite comme la vôtre...
MADAME LORI. Ah ! mousieur, ne prenez pas ce ton-là, ou je pourrai bien tout dire.
M. LORI. \ous avez des adorateurs dans tous les quartiers de la ville.