SCÈNE V
» que vous m'avez ordonné de lui obéir comme à vous-même,
» et qu'elle veut que je la suive à Paris, dont je ne suis pas
» fâché, pour ne pas quitter les effets et la voiture de mon-
» sieur, vu qu'elle est capable de tout, et que serai Là pour
» la surveiller et la faire aller bon train ; car je ne serai pjis
» aussi complaisant que monsieur, parce que je puis dire à
» monsieur que tout ce que vous avez vu n'est rien auprès de
)/ tout ce qu'elle a fait après le départ de monsieur, où tout
» le monde avait fini par lui rire au nez et hausser les épaules,
» de voir une femme de cet âge-là se mettre dans des élals
» semblables.
» Je ne resterai à Paris que deux heures tout au plus, et je
» repartirai ensuite pour chez monsieur Sénés ; car pour ce
» qui est de revenir à Chartres en attendant, si j'ai un con-
» seil à donner à monsieur, je ne lui conseille pas, après le
» bruit que son nom a fait dans toutes les bouches. Je sais
» que tout cela fera bien des frais à monsieur; mais, d'un
» autre côté, c'est un grand débarras, qui serait toujours de-
» venu de pis en pis, et que la bombe aurait toujours fini par
» éclater.
» Antoine, qui a vu tout, m'a promis de le raconter à mon-
» sieur, par lequel il verra que j'ai suivi ses ordres, quoique
» j'aurais été bien soulagé de pouvoir me mettre à mon aise
» un peu plus. Voilà pourquoi je finis en me disant,
)) Votre très-humble serviteur, et » Irès-obéissant domestique,