‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 227 sur 382 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

» en mémoire de ma pauvre femme. Ce sera un secret entre » nous. J'ai compté qu'avec la succession de ton père dont il » est temps de te mettre en possession, plus deux mille cinq » cents francs par an que j'y ajouterai, si vous voulez rester à » Paris, vous pourrez y vivre ; mais ici, combien vous seriez » riches 1

» Je ne te dis cela qu'en passant. Je deviens vieux ; tu es » mon seul enfant, mon unique héritier; je suis d'humeur » facile, tu le sais; vous causerez de cela ensemble. »

GEORGETTE. Et si j'allais ne pas plaire à votre oncle?..,

JDLEs. Est-ce qu'il ne te plaît pas, lui?

GEORGETTE. C'est Une providence pour nous. Vous dites souvent que je suis superstitieuse; quand je rapproche cette lettre de la conversation de monsieur Lionel, il me semble que c'est Dieu qui est venu à notre secours.

JULES. Comme tu voudras. Ainsi nous quitterons Paris. Je le préviens que ma mère est un peu difficile à vivre.

GEORGETTE. Et Cela VOUS fait soufTrir peut-être?

JULES. Oh! non ; j'y suis accoutumé. Mais toi?

GEORGETTE. Si VOUS ne souffrez pas, de quoi souffrira is-je?

JULES. Bon petit ange! Laisse ton ouvrage, habille-toi, sortons. Ne nous quittons pas un moment jusqu'à l'arrivée de mon oncle.

GEORGETTE (joignant les mains). Mon cher monsieur Jules, je voudrais être seule, réfléchir à ma situation nouvelle. Comprenez-vous?

JULES. Adieu, ma chère enfant, adieu, adieu. Tiens, garde cette lettre ; c'est ton contrat.

(Il lui donne la lettre et s'en va.)

GEORGETTE (seulc). Si on m'eût prédit un si grand bonheur, je n'aurais pas voulu le croire, et pourtant il n'y a rien (le plus réel :

ou DIEU VEUT, IL PLEUT.

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jiDIETJ. MADJlME C-IC-OT :

PERSONNAGES

M. GIGOT. ^ MADAJIE DE CÉXIS.

M. LEGRAND, tapissier.

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