SCÈNE XIII
MADAME DE GENNETINES, FERNAND, un peu après, SIMON.
MADAME DE GENNETiNES. Vous aimez beaucoup ma sœur, monsieur Fernand ; mais la irouvez-vous absolument ce qu'elle devrait être avec moi? Elle me traite comme un enfant qui a des caprices et qu'on ménage par indulgence. Je lui dis que je veux déjeuner dans cette pièce ; elle me répond qu'elle va m'envoyer mon domestique préparer mon couvert, sans insister davantage pour me faire changer d'avis.
FERNAND. C'cst embarrassant. Vous lui avez fait entendre que tout vous contrariait.
MADAME DE GENNETINES. Tout ce qui est Contrariant. J'ai quitté Paris parce que, dans des circonstances comme cellesci, il est du plus mauvais air d'y rester continuellement ; on ne devrait même pas s'y montrer du tout; mais je n'étais pas embarrassée de savoir où j'irais. J'ai choisi la maison de ma sœur; et sans m'allendre à y être traitée comme une divinité, je croyais devoir y compter pour quelque chose; que ce serait une occasion pour madane Delorme de sortir un peu de ses habitudes, et même qu'elle mettrait quelque vanité à ne pas trop me cacher à tous les yeux. Au lieu de cela, elle se contente de me donner le vivre et le couvert. En vérité, ce n'était pas la peine de faire un voyage aussi fatigant.
(.Simon entre et prépare une table.)