‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 262 sur 382 · MADAME DE GENNETINES, DELPHINE · texte numérisé non relu

MADAME DE GENNETINES, DELPHINE

MADAME DE GENNETiNES. Approchez, approchez, Delphine. Je suis fâchée de ne pas vous avoir fait dire de m'apporter mon pot de rouge.

DELPHINE. Madame en a assez pour le matin.

MADAME DE GEN"NETiN"ES. Je n'en ai pas trop.

DELPHINE. Non, madame; madame est bien. (Elle aide sa maîtresse à s'habiller.) Ce pauvre Baptiste à la lièvre, tout de même.

MADAME DE GENNETi>"ES. Puisque j'ai fait congédier ce paysan, ne me rompez pas la tête.

DELPHINE. C'est qu'il a répondu que madame n'était pas la maîtresse de le renvoyer.

MADAME DE GENNETiNES. 11 a répondu cc qu'il a voulu; je ne veux pas être tracassée dans ce moment-ci.

DELPHINE. Ce bonnet est celui qui va le mieux à madame.

MADAME DE GENNETiNES. Si ma SŒur voulait coDscrver cet homme, je quitterais plutôt la maison.

DELPHINE. -Madame aurait bien ri tout à l'heure. Baptiste ne revient pas que madame puisse mettre d'aussi petits sou-

liers que ça. C'est extraordinaire clans un cocher; sa plus grande beauté, pour une femme, c'est un petit pied.

MADAME DE GENNETiNES. Tranquillisez ce pauvre garçon, Delphine, et assurez-le bien que je ferai ce que je dois faire.

DELPHINE. 11 n'en faudra pas davantage pour le guérir.

(Elle sort.)

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