MADAME DE GENNETINES, DELPHINE
MADAME DE GENNETiNES. Approchez, approchez, Delphine. Je suis fâchée de ne pas vous avoir fait dire de m'apporter mon pot de rouge.
DELPHINE. Madame en a assez pour le matin.
MADAME DE GEN"NETiN"ES. Je n'en ai pas trop.
DELPHINE. Non, madame; madame est bien. (Elle aide sa maîtresse à s'habiller.) Ce pauvre Baptiste à la lièvre, tout de même.
MADAME DE GENNETi>"ES. Puisque j'ai fait congédier ce paysan, ne me rompez pas la tête.
DELPHINE. C'est qu'il a répondu que madame n'était pas la maîtresse de le renvoyer.
MADAME DE GENNETiNES. 11 a répondu cc qu'il a voulu; je ne veux pas être tracassée dans ce moment-ci.
DELPHINE. Ce bonnet est celui qui va le mieux à madame.
MADAME DE GENNETiNES. Si ma SŒur voulait coDscrver cet homme, je quitterais plutôt la maison.
DELPHINE. -Madame aurait bien ri tout à l'heure. Baptiste ne revient pas que madame puisse mettre d'aussi petits sou-
liers que ça. C'est extraordinaire clans un cocher; sa plus grande beauté, pour une femme, c'est un petit pied.
MADAME DE GENNETiNES. Tranquillisez ce pauvre garçon, Delphine, et assurez-le bien que je ferai ce que je dois faire.
DELPHINE. 11 n'en faudra pas davantage pour le guérir.
(Elle sort.)