SCÈNE XXIV
MADAME DELORME, LÉONIDE et MADELAINE un |)eu après.
MADAME DELORME. Je savais bien que cela hnirail ainsi ; mais je ne croyais pas que cela finirait si vile.
LÉONIDE. Maman , est-ce vrai ce que me dit ma bonne ? Ma tante part demain?
MADELAINE. Madame ne le sait peut-être pas; mais comme on charge déjà la voiture de madame la marquise....
MADAME DELORME. Elle vient de me faire ses adieux.
LÉONIDE. C'est donc cela que monsieur de Normont a voulu me faire entendre il n'y a qu'un instant. Il regrettera toujours de m'avoir connue en pensant que je vais me marier à un dissipateur. Quel dissipateur !
MADAME DELORME. C'est ta faute. Tu avais recommandé à Fernand de déplaire à ta tante. Ta tante a beaucoup d'ordre; il s'est donné le défaut contraire, et lui a avoué franchement qu'il ne pouvait pas vivre à moins de cent mille francs de rentes.
LÉONIDE. Si ma tante l'a cru, vous m'avouerez, maman...
MADAME DELORME. Paix. Elle va s'en aller; ce n'est pas le moment de parler d'elle.
LÉONIDE. Ce n'était pas le moment avant son arrivée; ce n'était pas le moment tant qu'elle était avec nous; ce n'est pas le moment quand elle s'en va. Ce ne sera donc jamais le moment?