‹ Proverbes dramatiques de Théodore LeclercqChapitre 280 sur 382 · SCÈNE H · texte numérisé non relu

SCÈNE H

sur tout le monde que son frère n'en mettra jamais dans ses réquisitoires.

MADAME DUTiLLEUL. Ce n'est pas ce qui est mal qu'il s'agit de savoir, c'est ce qu'il faut punir.

(lAUTHiER. Oh! si vous le prenez comme ça, mamzelle trouverait que tout est punissable; elle en veut à toute la ville.

MADAME DUTILLEUL. Veux-tu bien te taire!

GAUTBIER. C'est pas sa faute : les filles qui ont longtemps cherché à se marier et qui ne l'ont pas trouvé, sont toutes à peu près comme ça.

MADAME DUTILLEUL. Tu OS si bête qiio tu ne peux pas savoir combien lu es grossier. Va-t'en à ton ouvrage et tâche de tenir ta langue; je ne te dis que cela.

GAUTHIER (à Marie-Jeanne). Viens donc aussi, toi. T'as l'air de ne plus savoir sur quel pied danser.

MA RIE- JEANNE. Dame!

GAUTHIER (bas). De qui as-tu peur? Fsl-ce que lu crois toutes leurs frimes? Monsieur Prosper qui en saurait plus parce qu'il a une place (jue quand il n'avait pas de place, estce que c'est possible?

(Ils sortent.)

MADAME DUTILLEUL. C'cst un beau réve que nous a fait faire mon frère. Il est vrai que son amour-propre y trouve bien son compte. Au lieu d'être l'oncle d'un petit avocat sans cause, le voilà l'oncle d'un magistral, il'uii homme du roi. Cela relève furieusement une famille.

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