SCÈNE II
MADAME BLONDEAU, seule.
Je l'ai trop gâtée. Le cœur est bon ; mais quelle pauvre tête! Je n'ai jamais su faire la leçon. D'ailleurs, à quoi servent les leçons? Quand on a qu'un enfant, il est impossible de le tourmenter. Elle se plaint de son mari; ce n'est pas un phénix; cependant elle ne pourrait lui reprocher rien d'essentiel. C'est un mari qui gagne de l'argent, qui est enseveli dans ses spéculations; l'esprit n'est pas fort étendu. Si elle voulait, elle en aurait pour deux. J'ai toujours peur que le vague qu'elle a dans l'imagination ne lui i'a«se gaspiller sa vie. C'est un enfant qu'il lui faudrait; je crois qu'elle serait bonne mère, et ce sentiment-là préserve de tout.