SCÈNE IV
M.VDAME CARRÉ, MONSIELR DU ROSNAY.
MADAME CARRE. Qu'est-ce quc vous pensez de tout cela, monsieur du Rosnay ?
M. DU ROSNAY. Je pense que vous vous tourmentez trop.
M.u)AME CARRÉ. Mais cependant, quand je vois ma fille sur le chemin de ressembler à madame Abraham de l'Ecole dea Bourfjeois, et toute prête à donner Victorine à un comte qui n'a rien, sur la recommandation de madame de Crédicourl qui est une singulière caution, ce n'est pas agréable.
M. DU ROSNAY. Alors expliquez-vous avec madame Dubreuil ; dites-lui que ce mariage ne vous convient pas.
MAD.vME CARRÉ. Vous savez le mal que nous nous sommes donné, monsieur Carré et moi, pour amasser notre fortune ; n'est-il pas cruel de penser qu'elle ne servira qu'à enrichir des petits Bretignac, qui ne sauront seulement pas où était situé notre chantier?
M. DU ROSNAY. Vous vovez de trop loin. Quand on fait sa fortune, est-ce bien à ses arrière-petits-enfants que l'on pense?
MADAME CARRÉ. A la boune heure; mais je suis certaine que monsieur Edouard ne rougirait pas de nous ; au lieu que votre comte de Bretignac, qui est accoutumé à vi\ re de l'air du temps, ça doit mépriser le travail et ceu.v qui ont travaillé.
M. DU ROSNAY. Je VOUS le répète, refusez votre consentement.