IV
MADAME CARRÉ. Oui; et puis ce mariage avec monsieur Edouard n'a qu'à mal tourner, j'en serai responsable.
M. DU ROSNAY. Pour n'être responsable de rien, ne vous mêlez de rien.
MADAME CARRÉ. On pBut bien demander des conseils.
M. DU ROSNAY. Sans doute; mais je voudrais avant tout vous voir plus tranquille. Vous voulez arranger un avenir à perte de vue ; cela n'est pas raisonnable. Votre fortune vous a déjà servi à marier madame votre fille d'une manière avantageuse ; elle aidera encore à l'établissement de mademoiselle Victorine. Voilà une fortune qui vous aura servi à tout ce qu'elle pouvait vous servir. Le reste n'est que du tourment en pure perte.
MADAME CARRÉ. Je me tais, je me tais; vous m'accuseriez de trop de prévoyance, et vous blâmeriez encore ce que je pourrais vous dire. Laissons aller les choses ; Victorine ea décidera. Vous ne m'en voulez plus?
M. DU ROSNAY. De quoi vous en voudrais-je, mon Dieu?