FAN GUETTE
Vous ne partirez point.
LUBIN
Je vais donc te laisser exposée aux caprices d'un grand seigneur , qui veut méconnaître la voix de Tamour , et faire passer les droits de l'orgueil avant ceux de l'hymen.
FANCHETTE
Est-ce que vous craignez encore ce malhe\ir-là , monsieur Lubin ?
LUBIN , avec force."
Se faire un jeu des liens les plus sacrés de la nature , prescrire le parjure , enseigner l'adultère 5 et ces hommes diront encore.... Ah! pardon, monsieur le comte, j'oubliais que vous appartenez...
LE COMTE
Je ne partage point de semblables sentimens.
LUBIN
Encore si la persécution ne s'attachait qu'à moi.
4o4 ON NE CONNAIT PAS
LE COMTE
Que se passc-t-il encore ?
LUBIN
Vous voyez d'ici cetie riche manufacture , où vingt familles trouvaient , dans le travail , les moyens d'écliapper à la misère ^ eli bien ! le chef de cet établissement si utile est poursuivi. La révocation de Tédit de Nantes est remise en vigueur : cet honnête homme est banni , et voici la lettre de cachet qui le pi^ive de sa liberté. (// lui remet une lettre de cachet. )
LE COMTE, vivement.
Qu'ai-je lu! — et où est-il .^^ — Il se cache 5 eh bien ! qu'il vienne chez moi ; ma maison sera son asile. Je suis fidèle à la foi de mes pères , mais je ne laisserai jamais poursuivre des gens qui n'ont pas le bonheur de penser comme moi. Lafleur!.... Laflfurî... Priez monsieur le marquis de venir me parler pour une affaire de la plus haute importance.