‹ Proverbes dramatiquesChapitre 18 sur 122 · UNE COMTESSE · texte numérisé non relu

UNE COMTESSE

La scène se passe k Paris.

NOTICE

SUR

Ljes ministres qui occupent une si grande place dans le monde, en remplissent une si petite dans ce proverbe, qu'après avoir indiqué leur costume et leur âge, je n'ai rien à ajouter. Il n'en est pas de même de leurs valets de chambre; Montbrison ne saurait être joué avec un ton trop insolent, et M. Lorange, malgré sa disgrâce , ne l'a pas encore perdu toul-à-fait.

Mademoiselle Finette doitlaisserpercer à travers son babil philosophique, tout le regret qu'elle éprouve; et c'est au moment surtout où elle annonce ce que renferme le carton tant recommandé , qu'elle doit caractériser ce dépit : les femmes de chambre se croient toujours pour quelque chose dans les hommages qu'on adresse à leurs maîtresses.

La comtesse doit avoir le ton haut et décidé, depuis que les coteries politiques ont

58 NOTICE SUR L'HABIT, etc.

remplace les coteries littéraires. Il y a toujours eu à Paris de belles dames qui ont donné des fêtes aux ministres, de telle sorte que les fêtes préparées pour l'homme en place pouvaient servir encore à leurs successeurs.

On aurait pu tirer quelques scènes comiques ■de la situation où se trouvent les deux ministre , celui qui ne l'est plus en ayant conservé le costume, et celui qui doit le devenir ne l'ayant pas encore; il y avait là des quiproquo, des méprises , et nous indiquons une scène de nouvelliste , qui , croyant féliciter le nouveau ministre, s'adresserait à l'ancien en lui disant

beaucoup de mal de lui-même mais ces

sortes de scènes ne peuvent être écrites ; elles caractérisent trop une époque, un homme — nous en abandonnons l'exécution à l'intelligence des personnes qui voudront s'amuser à l'essayer en petit comité.

OU

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