SCÈNE VIII
SOPHIE, seule.
Qu'il ne soit pas mon mari, à la bonne heure ;^ mais pourquoi m'empècber de le voir ? Ce n'est pas que je l'aime ; oh î non , je ne l'aime pas ; mais que ferai-je toute seule ? je n'aurai plus personne à gronder ; comme je vais m'ennuycr ! C'est singulier , je n'ai jamais tant désiré sa présence que depuis qu'on m'a défendu de le voir.
Air : Chacun avec moi l'avouera.
Mon père a tort , et je le vois , Il connaît peu mon caractère ; Et me contraindre dans mon choix ,
C'est m'en gager à n'en rien faire , Toutes les femmes en secret Me trouveront fort excusable :
Ce qu'on permet souvent déplaît, Ce qu'on défend est bien aimable.