II
MADAMEDUBRIAGE, feignant de pleurer.
Mon pauvre mari... hi ! Li ! lii l il va donc mourir,
DUBRIAGE, se lamentant.
Ma femme , pardonne-moi les injures que tu m'as dites , et le soufflet que tu m'as donné.
MADAME DUBRIAGE, pleurant.
Oui , mon cliou... mourez en paix.
DUBRIAGE.
Mais je ne veux pas mourir^ monsieur le médecin peut me sauver , dit-il ; ma chère cliatte , ma chère Eulalie Bernard, joignez vos prières aux miennes.
MADAMEDUBRIAGE.
Monsieur le médecin ( Elle pleure avec son
mari. )
L'AVOCAT et le MÉDECIN, éclatant de rire. Ah! ah! ah! ah!
DUBRIAGE.
Que voulez-vous dire ?
L'AVOCAT
Il y a long-temps que les auteurs se moquent des avocats et des médecins j nous avons pris notre re-
DE SON METIER. afïg
vauclie... C'est moi qui vous ai valu les politesses de madame.
LE MÉDECIN
C'est à moi qu'elle doit la moitié de voire fortune.