SCENE XVII
VICTOR
Soyez tranquille, ma bonne tante, je me charge d’arranger tout cela.
LE NOTAIRE
Nous avons d’abord à fixer les dots des futurs conjoints.
Mon père a dû vous faire connaître celle qu’il me destine.
DORSAN
Vingt mille francs.
MADAME FUTILE
Victor est un brave garçon, il a du talent, il fera son chemin. Je crains que cette somme ne vous gène. Réduisons-la, mon frère, j’aime mieux augmenter la dot d’Adèle.
DORSAN
Je ne le souffrirai pas. Tous mes calculs sont faits. J’ai destiné cette somme à Victor ; je vous saurai un gré infini , ma soeur , si vous me permettez de la lui donner.
VICTOR
Soyez assez bonne, ma tante, pour y con-
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sentir. (Au notaire.) Ecrivez , Monsieur, vingt mille francs.
MADAME FUTILE
Quant à Adèle, elle a déjà sa dot entre les mains : je lui donne les inscriptions qui sans elle couraient risque d’étre perdues.
DORS AN
Mais , ma sœur , pensez donc qu’elles représentent un capital de soixante mille francs. Adèle est sage, elle a Famour de Tordre, je la regarde déjà comme richement dotée. Nous distrairons, s’il vous plaît, une partie de ces inscriptions.
MADAME FUTILE
Non certainement, mon frère. Ces maudites inscriptions sont cause que nous nous sommes querellés; je les ai prises en une telle aversion, que je ne veux plus les voir.
ADÈLE
Allons, mon bon oncle, maman vient de vous céder, vous devez lui céder à votre tour.
LE NOTAIRE
J’ai vu plus d’un mariage se rompre au con-