‹ Proverbes dramatiquesChapitre 103 sur 217 · DORSAN ET MADAME FUTILE · texte numérisé non relu

DORSAN ET MADAME FUTILE

Oui ! ils se marient communs en biens.

LE JNOTAIRE, écrivant. (A part.)

Voilà des cliens comme on n’en voit guères par le temps qui court. (Haut.) Maintenant, tout est terminé; il ne me restejplus qu’à vous lire mon acte.

MADAME FUTILE

C’est inutile, je n’entends rien au style des notaires.

LE NOTAIRE

Madame , vous ne pouvez pas signer ce contrat sans en avoir préalablement entendu la lecture.

MADAME FUTILE

MADAME FUTILE

Monsieur, si vous me le lisez, je ne le signe pàs.

VICTOR , se levant et passant près du notaire.

Les clauses principales viennent d'en être discutées; nous avons tous confiance en vous; veuillez bien. Monsieur, recevoir nos signatures , nous sommes pressés. ( Présentant une plume à Mme Futile.) Tenez, ma tante.

(Mme Futile, Dorsan et Adèle signent.)

LE notaire.

Vous n’avez plus besoin de mon ministère.

VICTOR

Monsieur , mon père passera chez vous pour vous témoigner notre reconnaissance.

(Fausse sortie du notaire.)

MADAME FUTILE

Il y a cependant une chose qui m’embarrasse...

( Adèle passe près de Mme Futile et se trouve la dernière en scène. Le notaire revient et s’assied. Chacun se rapproche et écoute avec inquiétude ce que va dire Mme Futile : )

Je ne sais pas comment le jour de ton mariage on posera le bouquet de fleurs d’orange dans ta coiffure.

LE NOTAIRE , sortant.

Ceci n’est pas de ma compétence.

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