DORSAN ET MADAME FUTILE
Oui ! ils se marient communs en biens.
LE JNOTAIRE, écrivant. (A part.)
Voilà des cliens comme on n’en voit guères par le temps qui court. (Haut.) Maintenant, tout est terminé; il ne me restejplus qu’à vous lire mon acte.
MADAME FUTILE
C’est inutile, je n’entends rien au style des notaires.
LE NOTAIRE
Madame , vous ne pouvez pas signer ce contrat sans en avoir préalablement entendu la lecture.
MADAME FUTILE
MADAME FUTILE
Monsieur, si vous me le lisez, je ne le signe pàs.
VICTOR , se levant et passant près du notaire.
Les clauses principales viennent d'en être discutées; nous avons tous confiance en vous; veuillez bien. Monsieur, recevoir nos signatures , nous sommes pressés. ( Présentant une plume à Mme Futile.) Tenez, ma tante.
(Mme Futile, Dorsan et Adèle signent.)
LE notaire.
Vous n’avez plus besoin de mon ministère.
VICTOR
Monsieur , mon père passera chez vous pour vous témoigner notre reconnaissance.
(Fausse sortie du notaire.)
MADAME FUTILE
Il y a cependant une chose qui m’embarrasse...
( Adèle passe près de Mme Futile et se trouve la dernière en scène. Le notaire revient et s’assied. Chacun se rapproche et écoute avec inquiétude ce que va dire Mme Futile : )
Je ne sais pas comment le jour de ton mariage on posera le bouquet de fleurs d’orange dans ta coiffure.
LE NOTAIRE , sortant.
Ceci n’est pas de ma compétence.