SCENE V
m’habille moi-méme. Est-ce que je n’ suis pas h’en?.... r’gardez. J’habillerai ma maîtresse tout d’ meme.
DORMEUIL
Je crains bien que cela ne suffise pas.
MADAME SAINT-ALBAN
Si ça n’ suffit pas, j’ sais encore faire autre chose : j’ sais filer,]’ sais coudre. C’est moi qui f’sais les guêtres et les blouses d’ mon père.
DORMEUIL
Ce talent-là ne vous sera pas inutile ; vous ferez les guêtres et les blouses de votre maîtresse.
MADAME SAlNT-ALBA]y.
^ Vous badinez. Monsieur; est-ce que les belles dames d’ Paris portent des blouses et des guêtres?
DORMEUIL
Sans doute ; c’est la fureur.
MADAME SAINT-ALEAN.
Ah b’en, par exemple, je n’ m’en s rais pas doutée !
DORMEUIL
Vous avez des répondans?
2 12 L’AUTEUR EN DÉFAUT
MADAME SAINT-ALBAJY.
Pour ça, j’ n’en manque pas! D’abord, j^ai une tante à Paris....
DORMEÜIL.
Donnez-moi son adresse.
MADAME SAINT-ALBAN
Madame Ladéfroque , revendeuse à la toilette , rue de la Petite-Friperie , maison du teinturier^ au cinquième^ sur le derrière.
Je ferai prendre des renseignemens. Revenez demain ; je vous donnerai une réponse.
MADAME SAINT-ALBAJM.
Adieu, Monsieur.
( Fausse sortie. )
Tâchez qu ça s’arrange.
DORMEÜIL.
Je ferai du mieux qu’il me sera pos.sible.
MADAME SAINT-ALBAjy.
Vous trouverez b’en, pas vrai?.... L’escalier est un peu noir; mais c’est au bout du colidor^ la porte à côté du plomb.
DORMEÜIL.
Cela suftit.
(Mme Sain l-Albau sort.)