SCÈNE II
LA MÈRE BAHUT, COLETTE, RENÉ, .a«*
être vu.
LA MÈRE BAHUT
Comme c’te petite péronnelle -là décide.
Quand minuit sonnera, va -t’en derrière les murs de l’église, et tu verras un grand fantôme tout blanc , avec une tète de mort , des yeux brillans comme des chandelles.
COLETTE
/ Laissez-donc, grand’ maman , j’ n’ai pas peur
des F venans moi . (Elle se retourne, aperçoit René j elle jette un
eri et s’enfuit au coin du théâtre.) M’a- t-il fait peur! J’ te prenais pour un esprit.
RENE
Non, c’est moi.
COLETTE
J’ F vois b’en , lu n’en fais jamais d’autres. Quand on y pense le moins , on est sûr de t’avoir sur les talons ; curieux ! jaloux !
RENÉ. '
Allons , v’ia encore que tu vas me gronder, à c’te heure. Attends-donc que j’ soyons mariés, j’ nous disputerons tout notre saoul.
COLETTE
Mariés ! J’ serais b’en fâchée d’être ta femme.
RENÉ
J’ crois pourtant qu’ ça ne tardera pas. L’ père Thomas a dit comme cà que j’ nous marierions à la Saint-Martin d’hiver, et nous v’ià à la mioctobre ; j’ compte les jours , vois-tu.