‹ Proverbes dramatiquesChapitre 20 sur 217 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

RICHARD, DURMONT.

DURMONT, avec empressement.

Mon cher Richard, que je suis heureux ! il y a un siècle que je ne t’ai vu! je t’attendais avec la plus vive impatience.

RICHARD, s’asseyant.

C’est un enfer que ce Paris ! vive la province ! on a tout sous la main. Ici, avez-vous quelques affaires , il faut courir d’un bout du monde à

lÆ PETIT AMBITIEUX.

l’autre. Ce matin , j’ai mis deux paires de chevaux de fiacre sur les dents. Pauvres bêtes! Et ta femme , ta fille , comment se portent-elles ?

DURMONT , ipait.

La transition est délicate. ( a Richard;) Mais assez bien. Tu restes sans doute quelque temps à Paris ?

Le moins que je pourrai.

DURMONT.

Nous aurons, je l’espère, le plaisir de t’avoir à dîner ?

RICHARD

Impossible. A présent, que les affaires se font en dînant, j’ai des invitations de tous côtés, et les affaires avant tout. Je suis venu pour régler quelques comptes , et établir à Paris trois entrepôts pour les produits de mes manufactures.

DURMONT.

Tu prospères toujours ?

RIGHARU.

Je ne me plains pas, quoique les temps soient difficiles. Et tes petites affaires ? te soutiens-tir un peu ?

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