SCENE Vlïl
Comment, me refuser! Sais-tu b’en que tu vas me fâcher.
JUSTIN, à part.
Généreux homme ! il m’est impossible de le tromper plus long-temps.
THOMAS
Eh b’en !
JÜSTIN-
Monsieur, il faut vous avouer....
THOMAS , vivement.
Monsieur ! qu’est-ce que ça veut dire , Monsieur? Monsieur mon neveu, seriez-vous fiar? auriez- vous du mépris, parce qu’ j’ nous pas de biaux habits, et que je n’ sommes qu’un farmier? eh b’en oui! farmier, paysan meme, Thomas s’honore de l’étre. Apprenez , Monsieur , que Thomas est un honnête homme , et que parsonne n’a 1’ droit d’ 1’ mépriser.
JUSTIN
Moi, vous mépriser! je vous révère. Ne vous blessez pas de mes refus , je vous en supplie. I^a reconnaissance, la probité m’en font un devoir. Je renoncerais à un bien que j’ai toujours
ambitionné , l’estime d’un honnête homme , si je cédais à vos instances généreuses.
THOMAS, àSaint-Elme.
Comprenez-vous queuque chose à ce galimatiasdà ?....
SAINT-ELME
N’insistez pas, monsieur Thomas. Ses idées se brouillent , quand il éprouve de fortes émotions : il a ses raisons, sans doute , pour en agir ainsi. Il vous les dira demain matin, et peutêtre serez-vous le premier à les approuver.