SCÈNE XI
DURMONT.
T’ai-je dit positivement que je ne la tiendrais pas ?
LEFRANC
Je ne t’en ai pas laissé le temps, et peut-être en cela t’ai -je rendu service ?
DURMONT.
Tu ne m’as pas entendu, mon vieil ami.
LEFRANC , biis à Mme Durniont.
Mon vieil ami ! la fièvre baisse.
MADAME DURMONT.
Sans doute , vous vous êtes piqués Pun et l’autre , et vous ne vous êtes pas entendus.
LEFRANC
Eh bien ! explique-toi. Consens-tu à donner ta fille à Charles ?
DURMONT.
Je te l’ai promis. Mais tu penses bien qu’une affaire de cette importance exige quelques explications préliminaires.
LEFRANC
Qu’à cela ne tienne, mon ami. Je ne te ferai pas l’éloge de Charles , tu le connais. Je lui ai acheté une étude de notaire. Dès à présent il
LE PETIT AMBITIEUX
peut vivre avec aisance* Cette étude, je Fai payée , entends-tu ; ainsi il n’a pas conipté sur la dot de sa femme pour se créer un état.
DURMONT, ,! part.
c’est un procédé assez rare par le temps qui court.
LEFRANC
Quant à la dot de ta fille, tu la régleras comme bon te semblera, nous en serons toujours contens.
DURMONT, à part.
Voilà qui mérite attention. (Haut.) Mais encore faudrait-il fixer .
LEFRANC
Point d’explications là-dessus, je n’en veux pas.
MADAME DIJRMONT.
Monsieur Lefranc , votre confiance nous honore et nous saurons y répondre.
LEFRANC
Allons, ma chère Cécile, c’est à vous à frapper le dernier coup.
CECILE , .SP jetant dan.s les bras de son père.
Mon père î