SCENE XL
DIJRMONT ^ la serrant dans ses bras.
Je t’entends, mon enfant; quand on a donné sa parole on doit la tenir, n’est-ce pas? (a Le/ranc.) Touche-là , mon ami , ne faisons désormais qu’une seule famille.
LEFRANC
A la bonne heure. Ah çà, mes amis, je vous quitte pour aller trouver Charles. Pauvre jeune homme! il est sur des charbons ardens.
MADAME DURMONT.
Nous vous accompagnerons. Monsieur; je veux annoncer moi-méme cette bonne nouvelle à Charles.
LEFRANC
Ah! Madame, c’est ajouter, s’il est possible, à la grâce que vous nous faites.
MADAME DURMONT, à Cécile qui s’est rapprochée d’elle.
T^u restes, Cécile, mais nous ne tarderons pas à rentrer.
CÉCILE
Oui, maman. ( a part.) Je suis bien sûre que Charles les reconduira.
DURMONT.
Allons ! partons , il me larde d’embi’asser
54 le petit ambitieux, scène XL
Charles. (ALefianc.) Après tout, mon ami, un notaire de province peut devenir notaire à Paris , et quant à moi , une fois chef de .
LEFRANC
Il est incorrigible! Durmont, que tu désires accroître Paisance de ta famille, rien de plus louable, mais point d’ambition démesurée, elle te corromprait et ferait le malheur de ta vie. Avant de te croire au haut de l’échelle , compte les échelons et les culbutes inévitables. Ne te fie pas trop à la justice des hommes .