SCÈNE VIIL
DUVAL, DUREPAS.
DUREPAS.
( Il entre sans être vu de Duval , et l’interrompt aux derniers mois de «on monologue, en lui frappant sur l’épaule. )
Bonjour, M. Duval!
DUVAL
Ah! c’est M. Durepas ! ( a part.) Voici enfin une figure réjouie.
DUREPAS.
Comment va l’appétit?
DUVAL
Bien , M. Durepas : et votre santé ?
DUREPAS.
Vous voyez, à merveille : je suis après dîner. Et notre comédie ?
DUVAL
Le mieux du monde : nous avons déjà une
amoureuse.
DUREPAS.
Bon !
DUVAL
Et une ingénue.
DUREPAS.
C’était le plus difficile à trouver. Je viens signer mon engagement.
DUVAL
Soyez le bien venu , Monsieur !
DUREPAS.
J’y mets pourtant une condition, c’est que nous souperons après chaque représentation.
DUVAL
Eh ! mon cher M. Durepas , d’où venez-vous ? Est-ce qu’on soupe encore?
DUREPAS.
Comment, Monsieur, si on soupe encore!
oui , Dieu merci. Je ne suis point un exclusif. J’ai des amis qui ont conservé leurs vieilles habitudes ; j’en ai qui ont adopté les nouveaux usages. En visitant assiduement les uns et les autres, je déjeune deux fois, à neuf heures et à onze heures; je dîne deux fois, à deux heures