SCÈNE IV. ï
ADÈLE
Ils prouvaient tes succès dans les arts ; mais ce n’était pas assez pour moi.
Ils prouvaient que je n’étais occupé que de mon Adèle. Gomment aurais-je surmonté tant d’obstacles , si je n’avais constamment pensé à toi. Tu m’encourageais dans tous mes travaux, tu me suivais dans toutes mes actions. Que n’aurais-je pas entrepris , en pensant à la récompense qui m’attendait !
DORSAIY.
Tu ne t’aperçois pas, Victor, que tu tutoies ta cousine comme quand elle était encore enfant ?
VICTOR
Dis-moi, Adèle, ma bonne tante....
DORSAJN^.
Tu ne m’entends donc pas ?
VICTOR
Pardonnez-moi, mon père. (AAciaeo Ma bonne tante, où est-elle? puis-je la voir?
ADÈLE
Tj’heure à laquelle elle se lève est déjà passée.
MADAME FUTILE
Je crois quelle vient de sonner Justine. Elle ne peut tarder à descendre.
Quand je serai son fils , je Taimerai cent fois plus encore, s’il est possible; je lui devrai ta main et le bonheur de ma vie. Nous ne nous quitterons plus jamais.
ADÈLE
Non, Victor, non, jamais.
VICTOR
Nous vivrons tous ensemble , nous ne ferons plus qu’une seule famille , n’est-ce pas , mon père ?
DORSAN
Oui ; mais pour cela il faut vous laisser conduire. Nos affaire ne sont pas si avancées que vous le croyez.
' VICTOR.-
Comment , mon père , depuis un mois que vous êtes ici....
DORSAN
Depuis un mois que je suis ici, je n’ai pu fixer un moment l’attention de M”^® Futile, ma chère sœur, sur une affaire sérieuse.