SCÈNE lY
VICTOR
Eh bien ! moi, je serai plus expéditif ; je vais la trouver, et je ne la quitte pas que tout ne soit conclu.
Gardez-vous en bien ! vous nous perdriez. Maman ne prend une résolution que quand elle y est amenée par degrés* Laissons faire mon oncle.
VICTOR
Mais, Adèle, toutes ces lenteurs me -font mourir.
DORS AN
Pour calmer ta tête, occupe-toi de faire porter tes malles chez moi. J’irai t’y prendre, quand il sera temps de te présenter à ma sœur. k
VICTOR
Mais, mbn père, j’arrive à peine, et vous nous séparez déjà !
DORS AN
11 le faut.
VICTOR
Nous avons tant de choses à nous dire !
MADAME FUTILE
DORSAW.
Je le crois bien ; et si je vous laissais faire , vous n’en auriez jamais fini. Jeunes gens, il ne faut pas s’être tout dit avant le mariage.
Encore un moment, je vous en conjure.
DORSAIY. ( Il passe entre Victor et Adfelé. A Adèle. )
C’est un parti pris. Tant que tu serasAà, il ne voudra pas quitter la place. Ma chère Adèle, va trouver ta mère. Ne lui parle pas de l’arrivée de Victor ; je la lui annoncerai moi-même. Tâche seulement d’écarter d’elle tout ce qui pourrait la contrarier ou même la distraire ; enfin, dispose-la de manière à ce qu’elle m’accorde , s’il est possible , un moment d’attention. Tu m’entends bien ?
ADÈLE
Oui, mon oncle.
( Elle sort, ) 1