SCÈNE X
MADÆME FÜTILE.
4h ! le voilà.
DORSAN
Mais, ma sœur, vous ne m’écoutez donc pas ?
MADAME FUTILE
Vous êtes unique, mon frère. Faut-il absolument être là devant vous, les yeux fixes, la bouche béante , pour prouver qu’on vous écoute? Je n’ai pas perdu un mot de ce que vous venez de dire : Fermier^ propriétaire ^ propriétaù'e , ^fermier.
DORSAJ?!.
Eh bien ! êtes-vous allée à la ferme?
MADAME FÜTILE.
Eh mon Dieu oui ! nous y sommes allées , et c’est bien la journée la plus fatigante que j’aie passée de ma vie.
DORSAN
Je sais que vous n’aimez pas la campagne.
MADAME FUTILE
Je n’aime pas la campagne ! Pardonnez-moi , j’aime la campagne , mais avec du monde.
MADAME FUTILE
DORSAN
Si l’on pouvait seulement’ y transporter les théâtres, les concerts, les bals, les routs et tous les cercles brillans de Paris , vous vous y plairiez peut-être.
MADAME FUTILE
Que voulez-vous , le calme des champs me fait bâiller, le silence des forêts m’ennuie à périr.
DORSAIY.
La campagne a pourtant ses plaisirs.
' MADAME FUTILE
Oui; vous me proposeriez, par exemple, de me faire pêcher à la ligne.
ADÈLE
Maman, votre bonnet sera charmant.
MADAME FUTILE
C’est bien cela ; mais il faut attendre , pour en juger, que les fleurs soient posées.
DORSAN , à part.
Adèle aussi !
ADÈLE
Pardon, mon oncle, si je vous isai inter-