SCÈNE X
MADAME FUTILE
Voilà bien la sortie la plus ridicule que vous m’ayez faite. Val -Fleuri est-il sans valeur? comment me ruinerai-je en Tachetant ?
DORSAN
En vendant une propriété qui vous rapporte six mille francs par année, pour g/}heter un colifichet qui vous coûtera quatre mille francs d’entretien , sans les folles dépenses dans lesquelles il vous entraînera : voilà comment vous vous ruinerez.
MADAME FUTILE
Pure exagération !
DORSAIY.
Mais , Madame , mettez-vous donc dans la tête, une fois pour toutes , que le produit de votre ferme compose une grande partie de votre avoir. G’e n’est pas avec une fortune bornée , comme la vôtre , qu’on cède à de pareilles fantaisies. Avant deux ans, vous seriez forcée de revendre à perte Val -Fleuri pour payer vos dettes. J’espère bien qu’il n’en sera rien.
MADAME FUTILE
MADAME FUTILE
C’est-à-dire que vous prétendez me tenir en tutelle.
DORS AN
Vous en auriez grand besoin. Vous avez touché du moins les intérêts des inscriptions que je vous ai laissées ?
Je ne vous entends pas.
DORSAN
Comment vous ne vous rappelez pas que la veille de mon départ, je vous ai remis des inscriptions représentant un capital de soixante mille francs, avec une lettre d’envoi à votre receveur dé rentes, lettre que je n’ai jamais pu parvenir à vous faire signer , et que vous deviez..,..
MADAIVIE FUTILE.
Hé bien , je ne sais pas ce qu elles sont devenues.
DORSAN
Oh! pour le coup , c’est de la démence.
ADELE.
Mon oncle!