SCÈNE X. i
que vives. Je profite de cette scène tumultueuse pour .entraîner Adèle à la voiture.
DORSAN
Et votre visite à la ferme n’a pas eu d’autre résultat?
MADAME FUTILE
Si ce n’est que, pendant plus de huit jours, je croyais toujours entendre les serpens d’église, la clarinette et la grosse caisse.
DORSAW.
Mais le père Giraud est venu vous apporter ses fermages.
MADAME FUTILE
Sans doute.
DORSAN
Et VOUS avez réglé avec lui.
MADAME FUTILE
Je ne l’ai pas seulement vu.
DORSAN
Comment , vous ne l’avez pas vu !
MADAME FUTILE
Vous êtes singulier, mon frèi'e ! on venait de frotter le salon , pouvais-je le recevoir avec
MADAME FUTILE
ses gros souliers ferrés. Je lui ai fait dire qu’il compterait avec vous quand vous seriez de retour.
DORSA]>r.
Vous avez eu grand tort. Je veux bien croire que vos fonds soient en sûreté dans les mains de ce brave homme; toujours est-il qu’il vous doit cinq années de fermages. Qui sait s’il n’a pas fait emploi de cet argent, et si, pour le réaliser, quand il faudra vous payer, il ne sera pas obligé de recourir à des moyens onéreux ; vous lui avez rendu un très-mauvais service.
MADAME FUTILE
Je n’entends rien à tous ces arrangemens. Au surplus , j’en serai bientôt débarrassée : j’ai chargé mon notaire de vendre la ferme pour acheter Val-Fleuri.
DORS AN
Val-Fleuri ?
MA DAME FUTILE
Oui , Val-Fleuri. C’est une habitation charmante, située sur les bords de la Seine, à trois lieues de Paris.
DORSAN
Mais vous avez donc juré de vous ruiner î