LES PRECEDENS, GUSTAVE
M. LEBON
Eh bien , monsieur le bs^nquier?
Eh bien , mon père ? ^
M. LEBQNc
Vous ne nous abandonnez donc pas encore ?
SGEIVE IX. 21
GUSTAYE.
Vous abcindonnerl
M. LEBON
Je ne sais pas, moi;. on voit tant de choses extraordinaires aujourd'hui.
^ MADAME LEBON , bas k ton fik.
Ton pèHb est dans ses humeurs. ^
M. LEBON
Tu n'as pas passé chez ton oncle avant de venir ici?
GUSTAVE
Non , mon père.
*" M. LEBON
Tu ne saches pas qu'il soit nîalade ?
GUSTAVE
Ce serait donc de ce matin ; car nous avons passé la nuit au bal dans la même n^aison.
M. LEBON
Au bal !
MADAfifE LBBON.
Il ne manquait plus que cela.
CECILE
Mon frère , c'était inutile à dire.
GUStAVE.
Ce n'est pas uq secret.
M. LEBO]H.
Au bal!
GUSTAVE
Oui. Ma sœur y était aussi.
22 LA JOUlllVEE BIFFIGILE.
MADAME LEBON
Tais-toi donc.
GUSTAVE f d'an air étonne.
Est-ce que vous ne voulez plus qu'on aille au bal?
n. LEBON.
Mon fils, vous pourriez nous parler (fun autre ton.
GUSTAVE
Je vous assure, mon père, qu'il me devijçnt de jour en jour plus impossible de parler ici.
M. LEBOIî.
C'est qu'apparemment nous n'avons pas assez d'esprit pour vous comprendre. »
il. BLANGHEiT.
Mon ami, c'est aujourd'hui votre fête, sohgez que c'est un jour d'union.
MADAME LEBON
Pourquoi l'avertir que c'est sa féte^ Il n'aura plus de surprise à présent.
GOSTAVE.
Quand je vous dis qu'il n'est pas passible ^e dire un taot !
M. LEBON
Taisea-vous , mon fils, et respectez dans votre mère le désir qu'elle a de me surprendre tous les ans à pareille époque. Vos merveilleuses du jour n'ont pas cette prétention-là pour leurs maris J je le sais; elles n'en font pas mieux.
MADAME LEBON , à son mari.
Va prendre un peu l'air, mon ami.
SCEIIK X. fia
M. LEBOSï.
Non. Je ne sortirai pas aujourd'hui. *
• MADAME I^^OJDT.
Ce sera la première foi$, depuis notre mariage , ifoe tu auras passé toute^la^^journée chez toi le joMr de saint Rigobert
M. LEBON
Eh bien , monsieur Blanchet , voulez-vous que noi^s allions faire un petit tour?
^. BLAIîCHET.
Volontiers.^,
MADAME LEBON , ba« k M. Blanehet.
Tâchez donc de lui remettre un peu la tête. .
« (M. Lebon »ort avec M. Blapchçt. )