‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 11 sur 247 · MADAME LEBON, GUSTAVE, CÉCILE · texte numérisé non relu

MADAME LEBON, GUSTAVE, CÉCILE

MADAME LEBON

Que de contre-temps ! En vérité , Gjistave , tu devrais ménager ton père plus que tu ne fais.

GUSTAVE

Je .ne lui ai rien dit.

MADAME LEBON

C'est à cause de ton oncle qui devait venir dîner avec nous , et qui nous a écrit qu'il ne viendrait pas. Ton père s'imaginait qu'il était malade y et voilà que tu viens dire qu'il a passé la nuit au bal.

GUSTAVE

Commeitt voulez- vous que je devine?

Écouté donc , mon enfant , je sais bie» que ce n'est pas ta faute ; mais vois où tout cela nous a conduits. D'abord monsieur Blanchet s'est vu forcé de rappeler à ton père que «'était aujourd'hui sa fête; alors plus de surprise.

GUSTAVE

Vous vous imaginez qu'il ne 4e savait pas?

MADAME LEBON

A la bonne heure; mais> depuis notre mariage, c'est arrangé comme cela. On ne lui en parle qu'au moment de se mettre à table; aru lieu que je ne sais plus comment nous allons faire. J'avais encore un autre intérêt bien plus grand , bien plus essentiel à ce que rien ne troublât sa belle humeur aujourd'hui. Demande à Cécile; elle sait bien ce que je veux dire.

CÉCILE

Frédéric est devenu raisonnable.

MADAME LEBON

Il renonce à son emploi.

CÉCILE

Il se remet entièrement à la disposition de mon père.

MADAME LEBON

N'est-ce pas admirable ?

CÉCILE

Si je disais tout , vous verriez combien il a de mé-

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