MADAME LEBON, GUSTAVE, CÉCILE
MADAME LEBON
Que de contre-temps ! En vérité , Gjistave , tu devrais ménager ton père plus que tu ne fais.
GUSTAVE
Je .ne lui ai rien dit.
MADAME LEBON
C'est à cause de ton oncle qui devait venir dîner avec nous , et qui nous a écrit qu'il ne viendrait pas. Ton père s'imaginait qu'il était malade y et voilà que tu viens dire qu'il a passé la nuit au bal.
GUSTAVE
Commeitt voulez- vous que je devine?
Écouté donc , mon enfant , je sais bie» que ce n'est pas ta faute ; mais vois où tout cela nous a conduits. D'abord monsieur Blanchet s'est vu forcé de rappeler à ton père que «'était aujourd'hui sa fête; alors plus de surprise.
GUSTAVE
Vous vous imaginez qu'il ne 4e savait pas?
MADAME LEBON
A la bonne heure; mais> depuis notre mariage, c'est arrangé comme cela. On ne lui en parle qu'au moment de se mettre à table; aru lieu que je ne sais plus comment nous allons faire. J'avais encore un autre intérêt bien plus grand , bien plus essentiel à ce que rien ne troublât sa belle humeur aujourd'hui. Demande à Cécile; elle sait bien ce que je veux dire.
CÉCILE
Frédéric est devenu raisonnable.
MADAME LEBON
Il renonce à son emploi.
CÉCILE
Il se remet entièrement à la disposition de mon père.
MADAME LEBON
N'est-ce pas admirable ?
CÉCILE
Si je disais tout , vous verriez combien il a de mé-