‹ Proverbes dramatiques (volume 2)Chapitre 117 sur 247 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

JEANNETTE

Qu'est-ce donc qui a pu dire.ça à monsieur?

Toi-même.

JEANNETTE

Monsieur veut rire, je n'en ai pas ouvert la bouche. S'il fallait parier , je parierais ben que c'est la mère Bertrand.

FLORBEL.

Hé, encore une fois, laisse là ta mère Bertrand. Elle savait bien ce qu'elle faisait en te conseillant de me quitter; et, puisqu'il faut te le dire, elle m'avait demaiidé ta place.

JEANNETTE

ÂUe, la mère Bertrand! voyais un peu la malice! Moi qui l'écoutais comme un prédicateur. La méchante! Allais, monsieur, mariez -nous, nous deux Biaise; aile mérite ben ça pour sa tromperie,

FLORBEL.

Tu veux donc bien épouser Biaise ?

JEANNETTE.'

Monsieur , je ne voulons pas. être ingrate envers vous. Ce que vous m'avez dit m'a remis la tête , et puisqu'en épousant Biaise il n'y aura plus de mal à rester ici, hé ben, j'I'épouserons.

FLORBEL.

Voilà qui est convenu.

jëanhettb.

Merci, maosieur, ben obligée* Qu'on Tieiine à présent me faire des propos ^ qu'on vienne me dire qu'il n'y a pas de femme dans la maison , et que je sommes jolie , je netcroirons ni l'un ni l'autre.

(Elle sort.)

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